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Vidéo-Maimouna Sourang chante trop bien, mais pourquoi …

Maiouna Sourang se réalise grâce à son talent et à son charisme.  Plus connue sous le nom de Maina, la jeune saint-louisaine a le droit d’élever la voix pour dire et pour émouvoir. Depuis 2012, elle squatte les studios, la belle Maina lâche d’impressionnants décibels mais elle n’a pas encore l’audience de Titi encore moins celle Viviane. (Voir https://www.youtube.com/watch?v=X3H0qpD_Z54)

Candidate au Prix découverte RFI 2018, Maina compte toujours sur sa voix et ses doigts magiques pour être au summum de son art. Cette compétition pourrait être une aubaine pour cette signare de vingt-quatre ans à la voix de rossignol.

Dans cet album intitulé « Macilo » qu’elle a fait écouter à planète24.sn, la Guet-ndarienne nous fait voyager dans les fleuves de son Saint-Louis natal.

« Sa musique rythmée est fraîche et nourrie de sonorités de son époque et de son héritage traditionnel.  Un délice artistique » nous confie son entourage immédiat.

Macilo, un titre bien muri qu’évocateur, à travers lequel l’artiste prend le risque de se poser des questions sur ce monde en pleine transformations réduisant toutes les civilisations en un seul faisceau « culturel ».        

L’artiste à travers cette première production, Macelo, nous propose six titres dont :le premier, « le scénariste ».

Elle entonne « xaalis » (l’argent), une chanson dans laquelle, Maina s’interroge sur le matérialisme, le capitalisme. Pour elle, l’artiste, « l’argent qui est à la fois facteur de réussite sociale, mais aussi de toutes les décadences ».

Le troisième titre : « ma liberté » évoque la sensible question des principes des droits humains dans le monde, cette liberté de vivre sa vie sans privation, la passion de s’exercer, d’affirmer son leadership en tant que femme.

Dans le quatrième titre « le mien », elle magnifie la beauté de la vie en citant Mahatma Gandhi « la plus belle chose du monde c’est l’Amour.. ». L’amour comme joie, comme force de vie, l’amour à nos parents, mais également, l’amour comme relation charnelle.

« Macilo », titre éponyme de l’album, dans un rythme folk populaire des peuples de l’eau, nous renvoie à l’enracinement dans nos valeurs car dit-elle « sans valeur, l’homme n’est rien ».

« Mudjé », le denier titre est une reprise d’Oumar PENE, son idole. Elle voudrait redonner vie à une chanson considérée comme un « manifeste humaniste ». Elle met l’accent sur ces valeurs sociales de plus en plus précaires face à la montés de l’injustice, de l’intolérance et de la corruption.

Collé BAYO (Planète24.sn)

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Last modified onvendredi, 06 juillet 2018 01:12