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Économie numérique et employabilité: une étudiante sénégalaise donne la solution à la Banque Mondiale

Le concours international Blog for développement (Blog4Dev) organisé par la banque mondiale pour les jeunes africains âgés entre 18 et 30 ans est remportée l'étudiante en économie Ndeye Anta Diouck remporte. La Lauréate du concours Blog4Dev2019 au Sénégal inscrite en Licence à la Faculté des sciences économiques et gestion de l’UCAD, suit parallèlement une formation professionnelle à l’Institut de management de Dakar (IMAN). Selon les organisateurs du concours, la courageuse jeune fille consacre le reste de son temps à aider sa maman dans son petit commerce de fruits et divers.

Le concours portait sur le sujet : « Selon vous, quelles sont les solutions pour améliorer les compétences dont auront besoin les jeunes africains pour se préparer à l’économie numérique et aux emplois de demain ? ». Ndeye Anta DIOUCK a soumis le texte ci-dessous qui lui a permis de remporter le concours.

Miser sur le numérique et le capital humain comme facteurs de développement

De nos jours, une emprise dans le monde du numérique est un facteur de développement et une source d'ouverture internationale. D'où la nécessité d'accepter l'existence et l'évolution de l'économie numérique, à une époque où la monnaie et les paiements électroniques prennent de plus en plus d'ampleur, et où l'intelligence artificielle et les innovations sont galopantes. Cette nouvelle forme d’économie est sur la voie de modifier, et même de faire disparaître certains emplois ; mais elle permettra aussi de donner naissance à d'autres, les emplois dits « de demain ». Pour transmettre de meilleures compétences aux jeunes Africains de mon pays, je propose le processus suivant.

Premièrement, il est nécessaire que les autorités étatiques intègrent pleinement le fait que l'économie numérique est étroitement liée à l'économie de l'éducation et que le système éducatif sénégalais a besoin d'être mis à jour. Nous pouvons être compétents sans toutefois être armé des bonnes compétences. Or, c’est exactement cette qualité qui fait la différence sur le marché du travail, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il est donc primordial de rendre les jeunes opérationnels, notamment en diminuant la théorie dans les établissements, pour mieux prôner la pratique – les connaissances théoriques acquises lors de la transmission des compétences devront ainsi aboutir à des mises en applications concrètes.

Deuxièmement, puisque c’est de numérique dont il s’agit, il faudra des infrastructures adéquates et des éducateurs dûment formés. En outre, il faudra initier les jeunes dès le plus jeune âge à l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), et ancrer la notion dans le cadre scolaire (elle pourrait ainsi être renommée « nouvelles technologies de l’information et de la communication au service de l'éducation », ou NTICE).

Troisièmement, il est nécessaire de prendre pleinement conscience que la volonté seule ne suffit pas, et qu’il faut se donner les moyens nécessaires d’atteindre ses objectifs, parfois au prix de certains sacrifices. Nos dirigeants politiques devraient éviter les investissements non productifs et prendre en considération l'importance d'investir dans le capital humain (comme mentionné dans le rapport de la Banque mondiale, Projet sur le capital humain). Même si nous reconnaissons les efforts qui ont dernièrement été faits sur le plan du numérique, il reste encore beaucoup à faire pour endiguer les politiques à court terme malheureusement souvent adoptées, et qui ralentissent notre processus de développement.

Soigner le système éducatif, diminuer la théorie, encourager l’adoption du numérique et avant tout, miser sur la rentabilité de l'investissement dans le capital humain, sont autant d’éléments qui permettront de stimuler le développement de notre continent. Ce processus devra bien évidemment être accompagné d’une prise de conscience de la place importante qu'occupent les changements mentaux et sociaux nécessaires à sa bonne réalisation. Son succès dépendra par ailleurs de notre capacité à être judicieux et rigoureux, et à établir des bilans internes comme externes pour transformer les faiblesses en forces, tout en tenant compte des opportunités et des menaces. Pour nous préparer et nous adapter aux emplois de demain, nous devons combattre cette tendance au rejet de l’innovation et nous concentrer sur une bonne maîtrise du numérique. Il est temps pour notre continent, et notre pays, de penser leader et d’agir comme tel.

Ndeye Anta DIOUCK

Après le Gouvernement, Macky SALL resserre les dépenses de l’Etat

Des réformes tous azimuts sont entreprises par le chef de l’Etat qui vient de faire adopté en conseil des ministres de ce Mercredi, un projet de loi portant révision   de la constitution. Au-delà des     changements institutionnels envisagés, une réduction drastique du train de vie l’Etat est prévue dans ce deuxième mandat du Président SALL.

Après le resserrement du Gouvernement, le Président Macky SALL trace la voie d’un ajustement structurel. A la suite des « résultats satisfaisants concernant la rationalisation des charges locatives de l’Etat », il instruit le gouvernement « de réduire au strict minimum les locations à l’horizon 2020 ». Les charges courantes de l’administration notamment celles de l’eau, de l’électricité et du téléphone sont concernées par ces mesures.

En effet, un nouveau cadre réglementaire portant sur les modalités d’abonnement, d’utilisation et de paiement des charges courantes de l’administration sera défini. Une proposition sera faite au plus tard le 1er août 2019 par le Premier Ministre.

Pour réduire les charges de l’Etat, le dispositif réglementaire sur les conditions d’acquisition, d’affectation, d’utilisation et de cession des véhicules administratifs sera également revu. Des instructions sont données au Premier Ministre pour « étudier la possibilité de remplacer les dotations budgétaires en carburant, entretien et réparation de véhicules par des indemnités représentatives ».

Par ailleurs, une stratégie de valorisation et d’optimisation patrimoine foncier bâti et non bâti de l’Etat sera sur la table du Chef de l’Etat au plus tard le 1er septembre 2019. Les chamboulements seront également intervenus dans la diplomatie avec la mise en place de nouveaux passeports diplomatiques  « en vue d’une plus grande rationalité dans leur octroi ». L’ensemble des réformes et mesures seront  précédées d’une première loi de finances rectificative conforme aux nouvelles priorités de son mandat.

Planete24.sn

Notre Dame en flammes: Au-delà de nos larmes, rendre à chaque peuple sa mémoire !

Les flammes de "Notre Dame" mettent la lumière aussi sur l'importance de la sauvegarde et de la restitution du patrimoine pour tous les peuples du monde.

Il y a aujourd'hui, plus que jamais, une nécessité absolue d'inscrire les mémoires, toutes les mémoires sur l'espace de la République ! Ce n'est pas qu'un bâtiment, du ciment, du fer, du bois mais derrière, Notre Dame en incendie suscitant une émotion planétaire légitime, il y a des humains le plus souvent oubliés qui ont entrepris ce travail ! Derrière cet édifice, il y a des histoires, l'expression muette marquée au marbre de la trajectoire d'une Nation, ses joies, ses peines, sa vie, sa mort, sa survie, son existence, sa gloire, ses doutes, son espoir, son espérance.

Je voudrais soutenir que les larmes qui ont accompagné ces flammes viennent des entrailles du peuple de France et des personnes non françaises reconnaissantes ayant visité cet édifice, ce basilique marqué sous le sceau du patrimoine universel. C'est dire que personne n'a le droit d'effacer la mémoire d'un peuple ! Personne n'a le droit de garder, de voler, de spolier l'âme d'un peuple.

Rendez-nous notre patrimoine: notre mémoire !

Quand des Africains avertis parlent du retour de leurs objets d'art volés par les colons pas uniquement français, du reste, c'est qu'ils veulent retrouver un pan de leur passé, le génie de leurs peuples pour mieux inscrire leurs actions dans le futur qui ne peut exister sans le passé-présent.

Ailleurs, on nous demande d'oublier l'esclavage. Ailleurs, on nous demande d'oublier la colonisation. Ailleurs, on nous ment, avec arrogance et irrespect. La gifle du père fouettard n'est jamais en loin ! Comme des enfants hagards, nous les fils aînés de la Terre, nous les premiers sur le Berceau de l'Humanité, comme si on avait en face un Papa pas cool qui donne une gifle bien sentie à son gamin en lui disant c'est te mettre du baume au coeur !

Pourtant la reconnaissance des mémoires participent à guérir aussi les souffrances, à créer des points de convergences, à susciter un dialogue utile pour l'entente de l'humanité une et multiple! par exemple, " Parler de l'esclavage, ce n'est pas faire de l'entêtement rétrospectif" pour reprendre les mots que m'avait confiés le grand philosophe Sénégalais Professeur Souleymane Bachir Diagne, enseignant à Columbia University, répondant à la grande bêtise de Nicolas Sarkozy, alors président de France, sur l"'Afrique n'est pas suffisamment entrée dans l'histoire". Vous voyez donc l'importance de la Mémoire dans l'Histoire des peuples !

Il est, rigoureusement, très important que les Africains soient les gardiens de leur propre mémoire ! Nous rendre nos oeuvres d'art, est nous rendre notre imaginaire !

Bachir Diagne poursuivait " pour l'avenir de ce continent, il est important que nous sachions gérer la mémoire" car martelait-il, "il y va de qui nous sommes, de ce nous voulons être dans le futur", lors d'un entretien exclusif, avec votre serviteur, en 2007, plus de 10 ans avant que l'actuel Président des Français, Emmanuel Macron ait eu la brillante idée de demander un Rapport sur "la restitution du patrimoine africain".

NB: Le 1er mai 2019, à la Maison Internationale des Associations de Genève (Suisse), le magazine panafricain ContinentPremier, convie le public autour d'une grande réflexion sur "Vie, Esprit des objets et des enjeux en termes d'histoire et de re-invention de soi de la restitution?" avec les professeurs Felwine Sarr, Souleymane Bachir Diagne et Fatoumata Sissi Ngom

El Hadji Gorgui Wade NDOYE - Journaliste accrédité auprès des Nations-Unies, Genève.

Directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com

Diplomatie: Amadou Ba s'installe avant l'heure

 

Le ci-devant Ministre de l’Economie et des Finances a fait son baptême de feu, ce Vendredi, en sa qualité de patron de la diplomatie sous l’œil avisé du Chef de l’Etat qui "négocie les engagements internationaux" comme le lui confére la Constitution. Le Président Macky Sall a donné l’occasion à Amadou Ba, avant que ce dernier prenne officiellement fonction, de procéder à la signature de son premier dossier international. A l’occasion de la visite du Président Egyptien Al SISI à Dakar, les deux chefs de la diplomatie ont paraphé deux importants documents.

Il s’agit d’un Mémorandum d’Entente pour les consultations diplomatiques régulières entre le Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur de la République du Sénégal et le Ministère des Affaires étrangères de la République Arabe d’Egypte. Un autre Mémorandum d’Entente dans le domaine des Médias a été également signé.

Planete24.sn

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