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Présidentielle 2019

Présidentielle 2019 (15)

Incidents de Tamba: Macky Sall invite les candidats à lancer un appel au calme

Le candidat de la Coalition Benno, le Président Macky Sall, a appelé hier au calme, après la mort d'un militant de Benno tué dans les affrontements avec les partisans du PUR. "J'ai appris avec tristesse la mort d'un militant de Benno, savagement assassiné. Ce n'est pas acceptable, mais je vous demande de ne pas céder à la provocation. Mais ce n'est pas acceptable. Il faut qu'ils sachent que force restera à la loi. La campagne ne peut pas être le prétexte pour la violence", a déclaré le Président Sall. Après avoir présenté ses condoleances, il a invité les leaders à lancer le même appel à leurs militants.

La parenthèse aussitôt fermée, le Président Sall a abordé la question de la paix en Casamance. Il a à cette occasion renouvelé son appel en demandant «aux fils de la Casamance mais également à tous les Sénégalais de s’entendre et de s’unir autour de l’essentiel. Pour que la Casamance retrouve durablement et définitivement la paix et la stabilité. Car sans la paix aucun développement n’est possible». 

Il est à signaler qu’au milieu de son adresse à la population d’Oussouye, l’ancien roi des arènes et non moins fils de la Casamance, Balla Gaye2 à fait irruption au meeting. Il est venu témoigner son soutien au candidat Sall qui l’en a remercié vivement. 

De la Pur(e) et Apr(e) violence: la campagne electorale fait deux morts à Tamba

 
Les violents affrontements entre militants du Pur et les "marrons de feu" de l'Apr ont fait deux morts dont un du côté du camp présidentiel et une autre victime enrégistrée chez les "verts". Un jeune militant du Pur a été renversé par une voiture du convoi du candidat Issa Sall. Il aurait tenté de quitter la ville par une voie détournée, pour échapper à la furie des jeunes de Benno qui voulaient venger la mort de leur camarade selon le correspondant de Sud FM à Tambacounda.

L'opération "Milliards" de Madické Niang pour les mairies

« Les jeunes de Kédougou sont fatigués et désœuvrés, d’ailleurs une raison qui les a fait révolter le 23 décembre 2008 aboutissant à une mort d’homme » soutien le candidat Madické en camapgne dans le Sénégal oriental. Il s’engage à sortir la région de l’ornière une fois élu président de la république en dotant les régions en retard au plan développement comme Kédougou, d’un financement annuel de 5OO milliards de francs CFA. Il a aussi promis de retourner le fonds social à la région en y construisant des infrastructures routières, immobilières et sanitaires digne de ce nom.

C’est ainsi que, que son coordonateur régional à Kédougou Assane Cissokho, convaincu de l’attachement de son leader à la région à exhorté la population à s’unir derrière la coalition Madické 2019 et à voter massivement pour lui le jour du scrutin afin de le plébisciter comme nouveau président du Sénégal.

La région regorge d’importantes richesses naturelles comme l’or, le marbre, le fer entre autres qui pouvaient considérablement développer Kédougou selon le candidat Madické Niang. Il a par ailleurs évoqué la question du fonds social minier créé sous son magistère. Malheureusement ce fonds n’a rien servi à la région par ce que ceux qui sont là se sont accaparés de tout en leur faveur a laissé entendre Me Madické.

Le Plan "Issa Sall" pour une paix "pure" en Casamance

Le candidat El Hadji Issa Sall a signé vendredi soir à Ziguinchor (sud) un mémorandum en vue d’obtenir la paix définitive en Casamance.

M. Sall est le premier candiadt à être auditionné par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC) sur son programme socio-économique et sur la dimension qu’il réserve à la Casamance.

Arrivé tard dans la soirée, El Hadji Issa Sall s’est engagé à respecter les termes de ce mémorandum.

’’Je déclare sur l’honneur que je vais respecter cet engagement une fois installé à la tête de la magistrature suprême (…) je m’engage sans réserve à respecter scrupuleusement ce document quant à son application’’, a déclaré le candidat Issa Sall.

’’Nous exprimons notre indignation face à la lenteur de la résolution du conflit qui sévit au sud du pays. Nous lançons un appel pour la résolution définitive du conflit en Casamance. Nous exigeons des négociations transparentes, sincères, inclusives avec l’implication des organisations de la société civile dont les femmes’’, a auparavant dit la porte-parole de la PFPC Seynabou Malle Cissé, lisant le mémorandum.

’’Je n’ai pas hésité un instant à signer sans réserve cet engagement (…) parce que la paix en Casamance est érigée en supériorité dans mon programme (PUR100)’’ a insisté le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement.

Il a ensuite tenu un meeting à la place Gao de Ziguinchor où il a beaucoup insisté sur son programme. El Hadji Issa Sall a promis de contribuer à la déconcentration des services de l’Etat en affectant ’’au moins quatre ministères à la région naturelle de la Casamance’’.

Samedi, le candidat du PUR s’est rendu à Oussouye pour une visite de courtoisie au roi d’Oussouye auprès de qui il a sollicité des prières.

Six programmes pour developper Kaolack selon le candidat Ousmane Sonko

Le leader du Pastëf s’engage pour six (6) programmes pour développer le Saloum. Pour le candidat Ousmane Sonko, ils sont nécessaires à l’émergence de la région de Kaolack..
 

Ces programmes s’articulent d’abord autour du dragage et de l’extension du littoral pour faciliter la navigabilité dans les eaux du Saloum. Un projet qui sera adossé à zone franche commerciale et une plateforme de redistribution et de transit dans le but de garantir le fonctionnement à merveilles des secteurs agricoles, commerciaux et le transport. C’est une volonté de faire de Kaolack une ville industrielle pour offrir une place à la transformation des produits tirés de l’agriculture, la pêche, l’artisanat entre autres et développer toute une valeur ajoutée dans la production de manière générale tout en offrant aux jeunes un emploi décent. Pour Ousmane Sonko, le potentiel industriel de la région de Kaolack est visiblement large si bien qu’il est possible aujourd’hui de faire de cette contrée un pôle industriel à côté du pôle commercial.
 
Le 3e engagement que Sonko a pris a trait à la réhabilitation du réseau hydraulique urbain. Une vision qui, selon lui, est assez mûrie pour régler et de manière définitive la problématique de l’eau, une question de santé publique, dit-il. Car, «rien ne sert à bâtir toute une modernité dans la ville de Diamniadio alors que, sur le terrain, les populations n’arrivent plus à faire éduquer et instruire leurs enfants, à bénéficier d’une prise en charge médicale adéquate et manger à leur faim et boire à leur soif. Ce sont là, les questions majeures qui intéressent le peuple sénégalais», estime-t-il. Sonko jure respecter ces promesses dès son élection à la présidence de la République.
Il s’y ajoute la reconversion de Kaolack en un creusée de l’intégration sous régionale et du brassage culturel. «On n’a plus le droit de penser développer le Sénégal à partir de Dakar. Kaolack est un melting-pot qui regroupe une diversité de nationalités à cause de la proximité avec la Gambie et le Mali. Nous avons pensé, dans notre programme, développer à partir de Kaolack un pôle qui va s’élargir jusqu’en Casamance. Et, à partir de là-bas, nous orienter vers la sous région pour pouvoir développer et surtout renforcer notre diplomatie avec les deux Guinées et la Gambie». Par conséquent, le candidat de la Coalition «Sonko président»  retient que «Kaolack doit surtout jouer un rôle de zone tampon entre le Sud et le reste du Sénégal».
 
En outre, Sonko se propose de restituer à cette région sa vocation de bassin arachidier. Ce volet, comme il le souhaite, débutera par une réforme foncière ambitieuse. Autrement dit, offrir aux exploitants de la terre, des papiers administratifs nécessaires pour sécuriser leurs activités, et les mettre à l’abri littéralement de certains cas d’expropriation arbitraires dont ils sont souvent victimes. «Dans le programme dont nous disposons, il est clairement inscrit que nous n’accepterons jamais de céder nos terres aux étrangers. Le domaine foncier national sera exclusivement affecté aux Sénégalais, sauf les investisseurs désirant implanter une usine ou autre entité industrielle sur nos terres», a confié Ousmane Sonko.
 
Au-delà de la forte Banque agricole qu’il promet de mettre en place et à partir de laquelle les producteurs pourront bénéficier de prêts sous caution de leurs titres fonciers, Sonko s’est pour autant porté volontaire pour développer dans la région de Kaolack un projet de lotissement pour le traitement des sols et des équipements ruraux. Et ceci, dans le but d’apporter des réponses draconiennes à la lutte contre le phénomène de la salinisation qui ne cesse de causer des dommages à plusieurs milliers d’individus au sein de leurs habitats.

Abdoulaye Fall

Le Projet du candidat Idrissa Seck pour le Sénégal Oriental

 Le candidat de la ’’Coalition Idy2019’’, a promis de faire de la région de Tambacounda, un carrefour de développement industriel et logistique.   ’’Nous ferons de Tambacounda un carrefour de développement industriel et logistique pour absorber cette force de travail des jeunes et femmes de la région’’, a-t-il déclaré lors d’un rassemblement tenu dans la nuit de samedi à dimanche.

L’ancien Premier ministre a assuré qu’avec le développement du chemin de fer, Tambacounda sera un carrefour pour une interconnexion avec les pays de la sous-région.
’’Tout le développement minier, de l’agriculture, des richesses de la Casamance donneront une plus grande ouverture dans l’espace CEDEAO’’, a-t-il ajouté.

Idrissa Seck indique que cette immense région du Sénégal oriental a été oublié dans les programmes du gouvernement sortant.

Le candidat de la Coalition Idy2019 a fait notamment fait part de son ambition de corriger les inégalités dans le service sanitaire, éducatif et de l’emploi.

’’Le chômage vous envahit. Le système éducatif est parterre, le système de santé est sous équipé et manque de personnel spécialisé’’, a souligné Idrissa Seck.

’’Ayez l’esprit tranquille, nous allons régler la situation en remplaçant le gouvernement sortant et instaurer un programme de développement qui absorbera cette formidable jeunesse’’, a-t-il promis.

Le candidat de la ‘’Coalition Idy2019‘’ a salué la forte mobilisation des habitants de la région, de Koumpentoum à Tambacounda en passant par Koussanar. 

Le Sénégal rêvé par Macky SALL en 2035...

« Une Casamance insécure, enclavée et sans espoir», ce triste tableau de la partie Sud du Sénégal n’est plus qu’un mauvais souvenir depuis 2012 selon le Présidentt Macky Sall. Pour le candidat de Benno Book Yakar, aujourd’hui, les régions de Kolda, Ziguinchor et Sédhiou respirent la sérénité.

En meeting ce samedi soir à Kolda, le Président Sall, accueilli dans une ferveur populaire au stade municipal, s’est réjoui que le Fouladou  lui a montré sa satisfaction dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent. La mobilisation et l’engouement suscité auprès des citoyens pour le Benno bien apprécié par l'Etat major politique de BBY.  "Cela se justifie aisément d’ailleurs. Car il y a sept ans, il n’y avait pas de RN6 entièrement reconstruite. Il n’y avait pas non plus de pont sur le fleuve Gambie, encore moins de pistes de production pour desservir et connecter les territoires. Il y a sept ans, il n’y avait pas de forages en nombre important, de Bloc Scientifique ni d’accroissement de la production rizicole" soutient la mouvance présidentielle.

Sur ce chapitre, selon l'équipe de campagne de Macky Sall, le concours de la SODAGRI a permis de faire passer les récoltes de 10 000 tonnes en 2012 à 300 000 tonnes en 2018. Le nombre de tracteurs dans la région évalué à 10 unités à l’avènement du Président Macky est aujourd’hui de 45 tracteurs sur toute l’étendue du territoire départemental. Tandis que les semences certifiées sont passés de 67 000 tonnes importées au moment de la chute du PDS à 200 000 tonnes aujourd’hui. Dans la quête de mieux être pour les Koldois, la DER a, elle aussi, joué pleinement sa partition. Pour répondre aux besoins en financement des jeunes et des femmes du Fouladou, elle leur a alloué 1,1milliards de francs FCfa dont 780 millions déjà décaissés et remis aux bénéficiaires. 

C’est ce qui fait dire au candidat de Benno Book Yakar qui se dit convaincu de sa victoire au soir du 24 Février: « l’énergie de travailler davantage à la tête de l’Etat, pour qu’en 2035, le Sénégal devienne la lumière en Afrique».

Le chef de l’Etat a, en outre, signifié à l’assistance que « grâce aux actions diplomatiques avec nos voisins dont la Gambie, les Casamançais voyagent maintenant jour et nuit en toute sécurité»

Aly Ngouille Ndiaye: "c’est avec sérénité que ces élections auront lieu ..."

Les éléctions seront libres et transparentes. L’assurance faite cet apres midi par le Ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye  en charge de l’organisation des élections laisse tout de même présager un avenir pas trop  radieux pour cette opposition face à  la présidentielle du 24  Février.

‘’Nous sommes dans un Etat de Démocratie  ce qui donne à l’opposition son droit de s’opposer mais il est claire que nul est au-dessus de la loi et force restera à la loi’’, a-t-il répliqué  contre cette menace que vient de brandir   une partie de l’opposition : il n’aura pas d’élection dans ce pays  sans Khalifa  sans  Karim. C’est avec   sérénité que même ces élections auront lieu affirme-t-il.

Sur ce précise-t-il en 2012 le Sénégal  traversait  un scénario pareil et pourtant on est allé aux élections et le peuple a décidé de son destin en confiant les reines du pays à Macky Sall. Ici  poursuit-il personne ne peut voler les élections elles sont  transparentes et claires, c’est seulement le peuple qui déciderasoutient-il.

 S’exprimant sur cette déclaration  concordante du  PM avec le produit de résultats du conseil constitutionnel, il rassure il ne s’agit  en aucun cas d’un  déballage de  secret  ,le PM comme tous les Sénégalais  n’est impliqué ni de loin  de près dans le parrainage. Et sur un ton taquin se lâche-t-il, comme il est ‘’Mohamad’ ’peut être, nous ne devons pas douter de ses pouvoirs et prédispositions  de medium.

Aly Ngouille Ndiaye s’exprimait cet après-midi  dans les locaux du ministère de l’intérieur en marge de la restitution du CRD préparatoire du Maouloud et Ziara  de Thierno Seydou Nourou TAll et de Thierno Mountaga Tall. Ainsi pour cette 39eme édition tout est fin prêt pour un bon pèlerinage du 25 au 27 Janvier.

COLLE BAYO           

L’allié potentiel de Khalifa SALL en cas de non-éligibilité

Khalifa Sall joue sa dernière carte devant la cour suprême après la confirmation de sa condamnation par la Cour d’Appel et sa révocation à la mairie de Dakar. Il tient toujours à sa candidature au moment où ces partisans récoltent des parrains pour leur mentor. En cas de non éligibilité, de quel côté basculera son électorat ?

Les partisans de Khalifa Sall vont-ils accompagner Idrissa Seck qui avait accepté de se mettre derrière le patron Taxawu Dakar  lors des législatives de 2017? Les signatures des parrains récoltées seront-elles versées dans le registre de potentiels alliés ? En effet, Ousmane SONKO et Khalifa SALL sont deux hommes politiques au destin similaire avec des trajectoires différentes. Tous deux députés et maitrisards en droit, ces deux personnages aux profils décroisés vont-ils se retrouver ?

Sonko-Khalifa, Aout de révocation

29 aout 2017, Ousmane Sonko, Inspecteur des domaines est révoqué de ses fonctions par le conseil de discipline. En effet, ce futur leader de PASTEF est radié pour cause de violation de secrets professionnels. En effet, il affirme même avoir voulu claquer la porte bien avant son limogeage. Comme ses prédécesseurs qui ont bénéficié de la compassion du peuple suite à des déboires avec le régime, Sonko a profité de la compassion du peuple pour mettre en place son parti PASTEF et récolte quelques voix pour siéger à l’hémicycle. Comme par miracle, Khalifa Sall ,maire de Dakar, est lui aussi révoqué ce mois d’Aout (31 Aout 2018) par décret présidentiel. Khalifa Sall et Ousmane Sonko étaient pourtant sur le point d’unir leur force en un 13 Aout quand Khalifa à Reubeuss recevait la visite de Sonko. Alliance ou compassion ? En tout cas Sonko se dit prêt à s’allier avec tous les partis qui défendent les mêmes principes.

Khalifa, un envol plombé

Le 7 mars 2017, Khalifa SALL est arrêté. Dakar privé de son maire, crie au scandale tout en se plongeant dans un émoi total. L'ensemble des charges retenues contre Khalifa Sall et ses collaborateurs sont liées à la caisse d'avance de la ville de Dakar. Cette caisse d'avance doit servir à couvrir des dépenses urgentes, se défendent-ils. Pendant des années, cette caisse d'avance aurait servi de « fonds politiques » à « la disposition discrétionnaire des élus ». Des fonctionnaires sont poursuivis pour « avoir fait du faux avec les documents comptables - comme des faux procès-verbaux accusant la réception et le paiement de riz et de mil, afin de régulariser la situation d'un point de vue comptable. La défense de Khalifa Sall avance qu'il s'agit d'une pratique comptable ancienne qu’il a héritée de ses prédécesseurs. Malgré la ténacité de ses avocats, malgré le soutien de ses partisans, Khalifa reste tout de même en prison et voit son sort comme une symphonie inachevée, sa belle carrière politique et ses ambitions d’être Président de la République du Sénégal en 2019 enterrées.  

Sonko, le survolté

Leader du jeune parti Pastef, Sonko est d’une virulence remarquable. Avec le verbe tranchant, il fusille le régime actuel et charge ses hommes en place. Ainsi, Sonko s’est vite fait un nom : le bulldozer.

Ancien fonctionnaire, Sonko n’y va pas en langue de bois quand il s’agit de dénoncer la corruption et l’injustice au Sénégal. Devenu la coqueluche de la presse, le leader du PASTEF qui s’est doté comme credo le don de la patrie, veut faire de la lutte contre la corruption son affaire personnelle. Il exige des éclairages sur les conditions d’attribution des contrats d’exploitation du gaz et du pétrole récemment découverts au Sénégal.

Engagés à tout prix

Peu bavard, Khalifa est non moins froussard, connu par ses interventions qui prennent souvent le contre sens de son parti d’origine. Dissident du légendaire parti socialiste, Khalifa a fait toute sa classe dans la formation politique de Senghor. Elu député en 1983, il devient ainsi le plus jeune député de l’assemblée nationale. 34 ans plus tard, Khalifa Sall retourne à l’hémicycle mais ne s’assoit pas toujours sur son fauteuil. Menacé par l’application de l’article 61 du règlement intérieur de l’assemblée nationale qui prévoit que « le député qui fait l'objet d'une condamnation définitive, cause d'inéligibilité est omis de la liste des députés de l'Assemblée nationale sur réquisition du ministre de la Justice ». Cependant, l’éloquence et l’audace font de l’ancien Inspecteur principal des Impôts et Domaines, et président du parti Patriote du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef-Les Patriotes), un député hors pair, opposant farouche. Loin d’un froussard, ce nouveau député du peuple est connu pour son franc parler et surtout sur ses interventions sèches et piquantes qui créent un tintamarre au sein de l’assemblée nationale. Lors de l’adoption du projet de loi sur le parrainage, il s’est fait encore distingué. Mécontent face à la tournure des choses, le leader de Pastef est allé étaler sa colère devant le président de l’assemblée nationale suivi par quelques-uns de ses pairs. Ousmane Sonko a ainsi déclenché une bagarre et fait boudé le Président de l’assemblée lui-même, Moustapha Niasse ; ce qui estompera la séance durant un tour d’horloge.  Sa dénonciation sur les dix millions alloués aux députés pour changer leurs garde-robes a rendu célèbre l’ancien fonctionnaire. Néanmoins, Sonko est qualifié par le régime comme étant « un homme sans principes qui ne cherche qu’à faire miroiter le peuple par ses simagrées ».

Issa FALL (Planete24.n)

Macky Sall gagne les primaires du Parti socialiste

Le Secrétaire général du parti socialiste sénégalais Ousmane Tanor Dieng  met fin à son souhait de demander les suffrages des sénégalais. Le successeur de Diouf « a perdu » les primaires au profit du numéro 1 de la coalition « Benno Book Yakar ». Ainsi les socialistes et Ousmane Tanor Dieng vont battre campagne pour un deuxième mandat de Macky Sall au moment où Khalifa Sall bat le rappel de ses troupes pour son investiture.

«Depuis 2012, j’ai indiqué que je n’envisageais pas d’être candidat en 2017 et jusqu’à présent je ne l’envisage pas. Maintenant, ce qui va se passer en 2017, je ne le sais pas. Attendons d’être en 2016, au moment où le temps sera venu de prendre des décisions, après on verra ce qui va être décidé. Chez nous, tout est décidé par les militants. Même pour la candidature du Ps en 2017, on va en discuter le moment venu». C’est cette déclaration d’Ousmane Tanor Dieng prononcée en 2014 avait perplexe certains de ses camarades comme Khaifa Sall et ses compagnons. Depuis cette date, les socialistes en rang dispersés, tentent de recoller les morceaux. Bamba Fall, Barthélémy Dias et Aissata Tall SAll refusent de rejoindre le Secrétaire Général du Ps qui reconstitue une nouvelle équipe de soutien au Président Macky Sall.

Macky Sall investi par le Ps

Le bureau Politique du parti socialiste investit Macky Sall en ces termes : « Fidèle à sa posture jamais mise en défaut d’attachement à la stabilité et aux intérêts majeurs de notre pays et de loyauté sans faille à ses partenaires, le Parti socialiste, membre fondateur de la coalition Bennoo Bokk Yakaar, après avoir appelé à voter et fait campagne pour le candidat Macky SALL au deuxième tour de l’élection présidentielle de mars 2012, a, depuis cette date et sans discontinuité, pris part à la gestion du pays au sein des institutions nationales comme dans les conseils territoriaux et a participé à tous les combats politiques et électoraux de cette coalition. » En effet, l’ancien ministre des affaires présidentielles de Diouf pourrait être un pion essentiel dans le directoire de campagne du candidat Macky Sall. Ainsi, l’homme de Nguedienne est parti pour être son Directeur de campagne. Le bureau politique de son parti élargi aux secrétaires généraux de coordination, aux élus nationaux et aux maires, est loin de rompre d’avec Benno Book Yakkar. Les socialistes jugent « cette décision, à la fois historique et symbolique ».

Qu’en pense l’APR ?

Le Parti de Macky Sall salue cette décision qui marque selon ses militants « l’entame d’une nouvelle étape dans la montée en puissance de la coalition Benno Bokk Yaakar qui est sortie victorieuse de toutes les consultations électorales, depuis depuis 2012 ». Le Secrétariat exécutif politique de l’Apr de poursuivre : « le choix majeur du Parti socialiste pour Benno Bokk Yaakaar et l’achèvement du projet politique du Président Macky SALL, l’homme d’Etat Ousmane Tanor DIENG honore les principes et valeurs du parti socialiste, au service de la stabilité et du développement du Sénégal ». Les « apéristes » saluent surtout salué « le sens élevé de la responsabilité qui conforte, une nouvelle fois, le leadership intrinsèque et la légitimité politique du Président Ousmane Tanor DIENG ». Mais qu’en sera –t-il après l’élection présidentielle ? Si Macky Sall sort vainqueur, qu’adviendra-t-il ? Ousmane Tanor Dieng, Président de l’Assemblée Nationale ou Premier Ministre ? C’est le temps des calculs politiques !

Planète24.sn

 

 

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