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Leçons d'un scrutin

La page de l’élection Présidentielle qui vient d'être tournée a été notamment marquée par l'acharnement de l'opposition Sénégalaise à convaincre d'un climat de tension purement artificielle savamment entretenue par des habiletés à se servir des médias et des réseaux sociaux pour créer une bulle qui, à force d'être alimentée, a fini par renvoyer à une certaine réalité dans des segments non négligeables de l'opinion. 

Avec son prolongement dans l'opinion internationale, il s'est progressivement installé l'idée que le Sénégal s'acheminait vers une élection à haut risque de perturbations et de désordres alors que rarement le pays n'aura été aussi stable et le peuple aussi serein face à une échéance électorale aussi décisive pour son avenir.

Il faut dire que l'affaire Karim Wade a largement pesé sur le premier mandat du Président Macky Sall ; Moins le dossier judiciaire en tant que tel, que le poids du personnage Abdoulaye Wade qui s'est substitue ' au fils pour déplacer le débat sur le champ politique et porter le combat à sa place avec le soutien de son parti, ses alliés et ses amis du Sénégal et de l'étranger. 

A ce face à face singulier est venu se greffer le dossier Khalifa Sall, toujours sous le registre des fautes de gestion, encore une fois inscrites volontairement dans le rôle des "contentieux politiques ".

Il a été cependant remarquable qu'en dépit de l'intense campagne médiatique entretenue avant et après les élections dans le pays et sur l'international, le Sénégal n'en a pas moins poursuivi sa marche dans la voie de la construction démocratique d'une nation résolument engagée dans ses tâches de développement. 

Le fonctionnement de l'état et des institutions, de l'appareil de production, et du système démocratique du pays n'ont connu à aucun moment des entraves de nature à gêner leur   marche normale.

Toutes les élections ont été tenues à date et jusque là aucun élément de preuve tangible d'atteinte aux droits et libertés des citoyens et des partis n'a été brandi.

Au total , cette élection a  encore une fois confirme la maturité du citoyen - électeur ainsi que la robustesse de nos institutions qui ont fait preuve d'une capacité de résilience reconnue par tous  les Sénégalais de bonne foi et par l'ensemble des observateurs électoraux nationaux et internationaux Le double mouvement de regroupement des forces politiques  qui prouve la pertinence de l'option du parrainage ainsi que les scores honorables réalisés par les challengers du Président Macky Sall constituent cependant des données nouvelles qu'il convient naturellement  de prendre en compte .

Le Pds, sans candidat à l'élection,  n'en continue pas moins d'occuper une position de centralité' en raison précisément du poids politique de son leader et de son statut de principale force de l'opposition parlementaire.. 

C'est dans le contexte de ce décor ainsi campe qu'il serait intéressant d'interroger l'évolution du nouveau cycle démocratique du Sénégal indépendant, amorce en 1974 avec le président Senghor et consolidé depuis l'avènement du Président Abdou Diouf en 1981 dans le cadre du multi-partisme intégral. 

II est arrivé  le moment d'une évaluation objective et sans complaisance de notre trajectoire démocratique pour définir les bases d'un nouveau consensus qui questionne certes  la gouvernance de nos institutions mais qui s attache tout autant à mettre l'accent sur les obligations de toutes les parties , en particulier  l'opposition,  les médias et  la société civile dans la définition de  règles convenues de nature à garantir les équilibres entre droits et devoirs ,  libertés et responsabilités. 

Avec l'expérience vécue ces quarante dernières années d'un régime de libertés absolues en faveur des citoyens, des partis, des médias et associations, une évaluation sereine, rigoureuse et responsable devrait pouvoir s'imposer en vue du perfectionnement de notre système démocratique dans la perspective de son encadrement et de la redéfinition des responsabilités qui s'imposent à l'ensemble des parties prenantes au jeu démocratique. 

Il faut avoir l'honnête' de reconnaître que toutes les luttes démocratiques menées ces quarante dernières années dans notre pays ont concouru à l'élargissement des espaces de libertés dans toutes les sphères de l espace public sans toutefois insister outre mesure sur les obligations propres à chacune des parties prenantes au jeu démocratique.

Mais au plan normatif comme dans la pratique, nous avons construit un modèle de démocratie de référence qui a largement fait ses preuves et reconnue comme telle dans le monde entier.

Et c'est précisément pour avoir pratique ' et éprouvé sur une si longue période ce modèle dit de " multi-partisme intégral"   qu'il y a bien lieu aujourd'hui d'engager une réflexion et un débat sérieux sur les acquis à consolider et les travers évidents à corriger. 

Sous ce rapport, la loi électorale sur le système de parrainage intervient comme une décision de grande portée qui a révélé toute sa pertinence lors de la Présidentielle du 24 Février pour avoir consacré et permis la tenue d'une élection calme, sereine, et organisée dans la rigueur et la plus grande transparence. 

Parmi les effets positifs induits par la pré-sélection occasionnée par le parrainage, on a noté les dynamiques de regroupements salutaires pour donner davantage de lisibilité aux citoyens sur la configuration du champ politique partisan.

Le droit positif de notre pays consacre fondamentalement la liberté d'association qu'il ne peut être envisagé de remettre en question.  Il n 'en reste pas moins qu'on a aussi parfaitement le devoir et la responsabilité d'en encadrer la pratique si des formes d'usage inconsidéré deviennent de nature à entraver le droit des citoyens à un vote organisé et crédible.

 Le droit des partis â concourir aux suffrages ne peut en aucun cas primer sur le droit des citoyens à un vote libre, paisible et serein.

Tout autant que les partis politiques, les médias, le mouvement social syndical, les organisations socio-professionnelles, les syndicats patronaux, les groupements de cadres des administrations et commis de l état, les universitaires, les acteurs de la société civile sont, entre autres autant d'acteurs majeurs, parties prenantes au quotidien de la prise de parole publique, du débat et du jeu démocratique. 

Dans chacune de ces sphères, y compris dans les communautés religieuses, des formes de concertation adaptées doivent pouvoir être envisagées en vue de redéfinir ensemble les bases d'un nouveau consensus sur le perfectionnement de notre modèle démocratique dans une perspective de construction d'une société de confiance, unie et solidaire, ayant foi en elle même pour réussir le pari d'une émergence aujourd'hui largement à sa portée. 

Cette démarche serait d'autant plus opportune qu'elle interviendrait dans un contexte historique d'essoufflement manifeste du modèle libéral de démocratie représentative dont l occident a décidé de faire la norme. La crise de ce modèle n'épargne aujourd'hui aucune nation, en Europe en particulier où partout des courants radicaux antidémocratiques gagnent de plus en plus en poids et en influence dans des sociétés pourtant réputées évoluées.

C'est pourquoi , il est du devoir impérieux  des dirigeants et des membres des organisations  politiques et sociales parties prenantes de la coalition Benoo Book Yaakaar de mesurer les  responsabilités qui sont les leurs dans la préservation et  le renforcement du  bloc politique hégémonique qui a permis au Sénégal d'engager durant cette décennie les importantes  réformes économiques et sociales qui viennent de bénéficier du soutien aussi massif du peuple Sénégalais â travers la victoire éclatante  du Président Macky Sall lors du scrutin du 24 Février dernier. 

La modernisation du champ politique appelle un débat de fond au sein de la coalition Bby sur les conditions de consolidation de cette alliance salutaire pour la stabilité du Sénégal en envisageant son évolution vers une union organique fédératrice des forces politiques et sociales qui la composent tout en reconnaissant à chaque entité sa propre identité.

En lançant en 1975  le débat au sein des courants nationalistes et des mouvements gauche de l'époque sur l'idée de l'adoption de la formule de la  " double appartenance " qui devait permettre à chaque entité politique de garder son autonomie organisationnelle tout en adhérant au mouvement fédérateur , les initiateurs du projet politique du rassemblement national démocratique ( RND ) le Pr Cheikh Anta Diop et Maitre Babacar Niang posaient déjà l'exigence de travailler sur la constitution d'un grand bloc politique unifié  autour d'une plate-forme de développement prise en charge dans l'unité et sur une base démocratique  par l'ensemble des forces de changement. 

C'est cette vision qui a inspiré les initiateurs du projet "Alliance Pour la Republique " (APR) dont la conception fondamentalement unitaire et fédératrice a permis au Président Macky Sall d'avoir réussi le coup de génie des stratégies de vastes rassemblements qui lui ont permis à deux reprises de conquérir le pouvoir et de réussir le pari d'une entente politique enrichissante et durable au sommet de l'état.

Les partenariats politiques intelligents qui ont rendu possible ces performances unitaires exceptionnelles dans une démocratie ouverte méritent d'être consolidés sous des formes organisationnelles supérieures â inventer.

Dans le contexte actuel de l'évolution de notre nation qui est en train de jeter les bases solides de son Emergence au même moment où nous accédons à un nouveau statut de pays pétrolier et gazier, l'APR et la coalition BBY portent sur leurs épaules la responsabilité historique d'accompagner l'accomplissement des nouvelles offres politiques du Président Macky Sall qui viennent de faire l'objet d'un large plébiscite de nos compatriotes.

Au lendemain de cette belle et éclatante victoire, le nouveau challenge est de réussir le pari de l'unité renforcée pour aller vers de nouvelles conquêtes avec 2035 comme horizon. 

Des assises de toutes les parties prenantes de la nouvelle majorité pour statuer sur ces sujets de fond dans la perspective d'une plate-forme et d'un pacte national pour l’Emergence seraient bien entendu rafraîchissantes pour la majorité, le pays et la démocratie.

                                                      

                                                   Abdou Fall

                                                 Ancien ministre 

Membre du secrétariat national de l’Apr

Comment Sonko a gagné la région de Ziguinchor à la présidentielle du 24 Février 2019

Dès la publication des résultats confirmant la victoire d’Ousmane Sonko à l’échelle régionale, des acteurs de la scène politique l’ont interprétée sans aucun sens de la nuance ni du dicernement, comme étant la conséquence du vote affectif, identitaire, régionaliste…Point de vue que nous ne partageons guère.

D’un point de vue général, la région de Ziguinchor a une particularité lisible sur sa trajectoire historique : Une société acéphale, égalitaire, tolérante, vertueuse et qui incarne le refus, la résistance face à toute forme de domination ou d’injustice.

A titre illustratif, cette partie du pays est citée en référence en matière de tolérance : mariages mixtes (inter ethnique et inter religieux ; cimetières mixtes où chrétiens et musulmans acceptent d’être enterrés côte à côte ; populations polyglottes, car maîtrisant plusieurs dialectes ; aucune discrimination socioéconomique entre les hommes puisque la société est égalitaire.).

Cette forme d’organisation sociale fait que l’homme ne vaut que ce qu’il cultive : il n’ya ni contraintes ni atouts congénitaux. Les rapports sociaux sont horizontaux et non verticaux. L’individu ne peut formuler d’injonction ni de mot d’ordre vis-à-vis de son semblable. Les décisions sont prises par le groupe.

Ce bref rappel de la particularité d’une partie de la population casamançaise va peut-être  aider certains parmi nous à avoir une meilleure lecture de certains de ses comportements.

Comment une société présentant ces caractéristiques peut-elle être soupçonnée d’avoir une attitude intolérante au point de rejeter les autres candidatures au profit de celle supposée d’un de ses fils ?

Nous répondons que c’est simplement une vue de l’esprit, une déduction simpliste car mécanique.

L’histoire politique du Sénégal montre suffisamment que la région sud et particulièrement celle qui correspond à la Basse Casamance a toujours été le théâtre de bien de déroutes des pouvoirs .Les raisons évoquées relèvent de l’injustice ou de l’iniquité. Quelques cas peuvent être cités à titre illustratif : En 1978 Feu Laye Diop Diatta membre de l’UPS d’alors victime d’une injustice a rallié le PDS et remporté une victoire aux locales et est devenu un opposant maire de Oussouye.

En 1988, le même scénario s’est produit dans le département de Bignona où des supposées injustices dont une des tendances du PS aurait été victime ont permis au PDS (parti d’opposition)de remporter les élections législatives ; Ce même scénario va encore se reproduire lors des élections locales de 1996 où And Jef de Landing Savané (opposition)a gagné le département de Bignona.

Un autre exemple très récent : il s’agit des élections locales de 2014, où la coalition Benno Bokk Yaakar au pouvoir, a essuyé une lourde défaite au niveau des départements de Ziguinchor et d’Oussouye.Ces élections opposaient des fils du même terroir. Peut-on évoquer un quelconque argument affectif, identitaire ?

Lors des dernières législatives, Ousmane Sonko bien que tête de liste nationale de sa coalition et natif de Ziguinchor n’a gagné aucune collectivité locale de la Casamance. Il n’a obtenu environ que 5000 voix sur un total de 37000 voix. Est-ce à dire que les casamançais ne le portaient pas dans leur cœur ? Non !

Rares sont les collectivités locales qui défient l’autorité du pouvoir central (jusque dans un passé encore récent.). Tel ne semble pas être le cas en Casamance.

Les victoires aux élections municipales de 1978(à Oussouye) et aux législatives de 1988(Bignona) et celle de And Jef à Bignona lors des locales de 1996 ne peuvent être interprétées à partir d’une banale approche. C’est au contraire la preuve que les populations de cette partie du pays sont très sensibles à l’injustice et restent allergiques à toute forme de complicité ou de compromission.

En définitive, la percée de Ousmane Sonko à un niveau général et sa victoire dans la région de Ziguinchor doivent être perçues comme le fruit d’un travail qualitativement élaboré : C’est le sacre d’une offre politique en rupture totale avec des pratiques à l’origine des maux qui gangrènent notre cher Sénégal et qui sont à l’origine de notre mal développement.

Cessons de verser dans un chauvinisme aux antipodes de la moralité. Reconnaissons à Ousmane Sonko son mérite .Car dans l’histoire politique du Sénégal et de Ziguinchor en particulier jamais un leader n’a réussi un si important maillage politique .Les prédécesseurs de Ousmane Sonko en Casamance avaient des partis qui se confinaient dans l’étroit périmètre soit d’un village soit d’une commune, d’un département ou de la région.

Après seulement 60 mois d’existence, Ousmane Sonko est monté sur le podium national. C’est la preuve qu’il n’est pas une propriété des casamançais mais un patrimoine national et africain.

Ses idées ont fini d’irriguer bien des cerveaux et ouvrent de nouvelles perspectives pour le bonheur du Sénégal et de l’Afrique.

N’attendons pas sa mort pour reconnaitre sa valeur et sa pertinence (à travers les baptêmes d’édifices publics. une hypocrisie du reste caractéristiques des autorités sénégalaises. Il a fallu attendre la mort de Cheikh Anta Diop et tant d’autres, pour enfin reconnaître leur valeur).Encourageons le pendant qu’il est encore vivant. C’est tout le sens qu’il faut alors donner à celles ou ceux qui ce 24 Février 2019 ont voté pour ce plus jeune candidat à l’élection présidentielle. « Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années. »

Abdou Sané ancien député

Conseiller Départemental de Ziguinchor

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Téléphone : +221701059618

Boucotte Sud Ziguinchor/Sénégal

DOCUMENT: l'opposition rejette les résultats provisoires

A la suite de la réélection au 1er tour du Président SALL, les 4 candidats de l'opposition, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang ont fait une déclaration commune pour rejeter les résultats provisoires:

  • Published in Faits

Urgent: Macky SALL réélu au 1er Tour de l'éléction présidentielle avec 58, 7 % (résultats provisoires)

 

 

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Le Président de la Cour d’Appel de Dakar et Président de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV donne Macky Sall vainqueur de l’élection présidentielle avec u 58,27 % des suffrages exprimés. Idrissa Seck prend la deuxième place en récoltant 20,50 %. Ousmane Sonko , la révélation de ce scrutin obtient 15,67%, Issa Sall 4,07% et Madické Niang (1,48%) .Le taux de participation est estimé à 66,23%.

Les résultats provisoires :

6 683 043 électeurs inscrits ; 4 426 344 votants ; 42 465 bulletins nuls ; 4 383879 suffrages valablement exprimés.

· Macky Sall : 2 554 605 voix, soit 58,27 %

· Idrissa Seck : 898 674 voix, soit 20,50%

· Ousmane Sonko : 687 065 voix,  soit 15,67%

· Issa Sall : 178 533 voix, soit 4,07%

Planete24.sn

Alliance électorale : Me Abdoulaye Wade, l’arbitre qui siffle pour lui-même

La première haie du marathon électoral vient d’être surmontée ce weekend par des sprinters épuisés, driblés, pressés et même courroucés. Des évènements inattendus avec l’immixtion de l’ancien Président de la République dans le jeu électoral ont un peu dévié les trajectoires des candidats.

Alors que la campagne electorale bat son rythme, l’invité-surprise de cette campagne, Me Abdoulaye Wade arrache son temps d’antenne en multipliant ses sorties médiatiques. Il siffle pour lui-même et saisit toutes les occasions… Celui qui était parti pour être l’arbitre du jeu électoral arrache son temps d’antenne là où les protagonistes n’ont négocié que pour obtenir 7 minutes dans le journal de la campagne de la Rts.

Wade impose son referendum en appelant à un « non » à la tenue de l’élection du 24 Février 2019. Mais à qui profitent les grimaces du vieux sage ? Le sixième candidat est à priori contre tous. Il adoube et décourage en même temps le jeune Sonko, blesse Madické Niang, égratigne Macky Sall, snobe Idrissa Seck et ignore Issa Sall. « Personne d’entre eux ne peut gagner Macky qui a tout fait pour remporter cette élection », peste Me Wade qui à partir de Dakar appelle les jeunes à la révolte. De Touba, il invite à une révolution pacifique.

Alors que Wade-père est dans ses habits de vieux « Ndiombor » soufflant le chaud et le froid, les cinq présidentiables à la quête des voix, se sont embarqués dans l’ennuyeux appareil de la séduction et de la destruction. Ils se neutralisent naturellement, se bousculant sur le chemin qui mène vers le Palais.

Les protagonistes du 24 Février vus par Me Wade

Madické Niang, son « plan B » forcé n’intéresse pas son confrère avocat Me Abdoulaye Wade malgré sa grande mobilisation à Touba, ce qui n’a plus Wade à qui il a « volé » l’épi de mil et et le jaune-bleu. Hélas il ne décolle pas toujours. Pour Wade, sur le plan politique son ancien Ministre des affaires étrangères et disciple ne pèse pas lourd devant le Président sortant. A 65 ans, le frère du patriarche tente sa première et dernière chance à la présidentielle du 24 Février 2019.

Idrissa Seck, fils du pére n’a pas encore vidé son contentieux avec l’ancien Président de la République. Ce fils spirituel fut banni au profit du frère Karim Meissa Wade. Idrissa n’est pas choisi par le Pape du sopi malgré son pacte avec Khalifa Sall et les ralliements des 14 recalés du système du parrainage dont l’ancien Premier de Macky Sall Abdou Mbaye et le parlementaire Moustapha Guirassy. L’élection du vice-doyen des candidats qui joue son ultime carte, n’arrangerait pas Wade-fils.

Macky Sall, l’autre fils banni né après l’indépendance, n’a jamais arrangé Wade qui ne lui pardonne pas l’invalidité de la candidature de son fils. Préféré à Idrissa Seck puis écarté à cause du fils biologique, Macky Sall a réussi là où Idrissa a échoué en battant le père spirituel. Wade reconnait que son ancien poulain qu’il avait sous-estimé, a bien assimilé ses leçons. Certains pensent que le vieux libéral a fait un deal avec le Président sortant qui ne lui reste qu’un quinquennat à faire à la tête de l’Etat s’il est sort vainqueur à la présidentielle.

Issa Sall : malgré son bon score aux législatives, son brillant parcours, ses programmes alléchants, Issa ne séduit pas le candidat du « non ». Les trajectoires des deux hommes ne se croisent pas, même s’ils sont tous des universitaires. L’informaticien, féru de la « marée verte », n’a pas véritablement convaincu l’avocat adepte de la « marche bleue ».

Ousmane Sonko, le petit-fils du patriarche n’avait que 26 ans lors de l’alternance de 2000. Sa virulence dans le discours fascine l’ancien Président même s’il souhaitait la fussillade à tous les anciens présidents du Sénégal. Wade a-t-il digéré ? Il dit qu’il adore Sonko, mais pour lui, ce dernier a commis une erreur politique en acceptant comme les autres candidats l'actuel code électoral. Seulement l’élection de Sonko, le cadet des candidats sera synonyme de retraite anticipée pour Wade fils et ses contemporains qui n’ont pas encore gouté les délices de la Magistrature suprême.

En effet, Sonko est le premier candidat que le Pape du Sopi a rencontré soit pour des « échanges techniques » ou justifier sa « position technique ». L’ancien Président n’a pas dit son dernier mot sur la scène politique sénégalaise. Il  affiche pour le moment une neutralité parlante et prévoit de rencontrer les trois autres candidats…

Ibrahima Benjamin DIAGNE

 

Alliance électorale : Me Abdoulaye Wade, l’arbitre qui siffle pour lui-même

La première haie du marathon électoral vient d’être surmontée ce weekend par des sprinters épuisés, driblés, pressés et même courroucés. Des évènements inattendus avec l’immixtion de l’ancien Président de la République dans le jeu électoral ont un peu dévié les trajectoires des candidats.

Alors que la campagne electorale bat son rythme, l’invité-surprise de cette campagne, Me Abdoulaye Wade arrache son temps d’antenne en multipliant ses sorties médiatiques. Il siffle pour lui-même et saisit toutes les occasions… Celui qui était parti pour être l’arbitre du jeu électoral arrache son temps d’antenne là où les protagonistes n’ont négocié que pour obtenir 7 minutes dans le journal de la campagne de la Rts.

Wade impose son referendum en appelant à un « non » à la tenue de l’élection du 24 Février 2019. Mais à qui profitent les grimaces du vieux sage ? Le sixième candidat est à priori contre tous. Il adoube et décourage en même temps le jeune Sonko, blesse Madické Niang, égratigne Macky Sall, snobe Idrissa Seck et ignore Issa Sall. « Personne d’entre eux ne peut gagner Macky qui a tout fait pour remporter cette élection », peste Me Wade qui à partir de Dakar appelle les jeunes à la révolte. De Touba, il invite à une révolution pacifique.

Alors que Wade-père est dans ses habits de vieux « Ndiombor » soufflant le chaud et le froid, les cinq présidentiables à la quête des voix, se sont embarqués dans l’ennuyeux appareil de la séduction et de la destruction. Ils se neutralisent naturellement, se bousculant sur le chemin qui mène vers le Palais.

Les protagonistes du 24 Février vus par Me Wade

Madické Niang, son « plan B » forcé n’intéresse pas son confrère avocat Me Abdoulaye Wade malgré sa grande mobilisation à Touba, ce qui n’a plus Wade à qui il a « volé » l’épi de mil et et le jaune-bleu. Hélas il ne décolle pas toujours. Pour Wade, sur le plan politique son ancien Ministre des affaires étrangères et disciple ne pèse pas lourd devant le Président sortant. A 65 ans, le frère du patriarche tente sa première et dernière chance à la présidentielle du 24 Février 2019.

Idrissa Seck, fils du pére n’a pas encore vidé son contentieux avec l’ancien Président de la République. Ce fils spirituel fut banni au profit du frère Karim Meissa Wade. Idrissa n’est pas choisi par le Pape du sopi malgré son pacte avec Khalifa Sall et les ralliements des 14 recalés du système du parrainage dont l’ancien Premier de Macky Sall Abdou Mbaye et le parlementaire Moustapha Guirassy. L’élection du vice-doyen des candidats qui joue son ultime carte, n’arrangerait pas Wade-fils.

Macky Sall, l’autre fils banni né après l’indépendance, n’a jamais arrangé Wade qui ne lui pardonne pas l’invalidité de la candidature de son fils. Préféré à Idrissa Seck puis écarté à cause du fils biologique, Macky Sall a réussi là où Idrissa a échoué en battant le père spirituel. Wade reconnait que son ancien poulain qu’il avait sous-estimé, a bien assimilé ses leçons. Certains pensent que le vieux libéral a fait un deal avec le Président sortant qui ne lui reste qu’un quinquennat à faire à la tête de l’Etat s’il est sort vainqueur à la présidentielle.

Issa Sall : malgré son bon score aux législatives, son brillant parcours, ses programmes alléchants, Issa ne séduit pas le candidat du « non ». Les trajectoires des deux hommes ne se croisent pas, même s’ils sont tous des universitaires. L’informaticien, féru de la « marée verte », n’a pas véritablement convaincu l’avocat adepte de la « marche bleue ».

Ousmane Sonko, le petit-fils du patriarche n’avait que 26 ans lors de l’alternance de 2000. Sa virulence dans le discours fascine l’ancien Président même s’il souhaitait la fussillade à tous les anciens présidents du Sénégal. Wade a-t-il digéré ? Il dit qu’il adore Sonko, mais pour lui, ce dernier a commis une erreur politique en acceptant comme les autres candidats l'actuel code électoral. Seulement l’élection de Sonko, le cadet des candidats sera synonyme de retraite anticipée pour Wade fils et ses contemporains qui n’ont pas encore gouté les délices de la Magistrature suprême.

En effet, Sonko est le premier candidat que le Pape du Sopi a rencontré soit pour des « échanges techniques » ou justifier sa « position technique ». L’ancien Président n’a pas dit son dernier mot sur la scène politique sénégalaise.

Il  affiche pour le moment une neutralité parlante et prévoit de rencontrer les trois autres candidats…

Ibrahima Benjamin DIAGNE

Analyste-politique

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Aly Ngouille Ndiaye: "c’est avec sérénité que ces élections auront lieu ..."

Les éléctions seront libres et transparentes. L’assurance faite cet apres midi par le Ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye  en charge de l’organisation des élections laisse tout de même présager un avenir pas trop  radieux pour cette opposition face à  la présidentielle du 24  Février.

‘’Nous sommes dans un Etat de Démocratie  ce qui donne à l’opposition son droit de s’opposer mais il est claire que nul est au-dessus de la loi et force restera à la loi’’, a-t-il répliqué  contre cette menace que vient de brandir   une partie de l’opposition : il n’aura pas d’élection dans ce pays  sans Khalifa  sans  Karim. C’est avec   sérénité que même ces élections auront lieu affirme-t-il.

Sur ce précise-t-il en 2012 le Sénégal  traversait  un scénario pareil et pourtant on est allé aux élections et le peuple a décidé de son destin en confiant les reines du pays à Macky Sall. Ici  poursuit-il personne ne peut voler les élections elles sont  transparentes et claires, c’est seulement le peuple qui déciderasoutient-il.

 S’exprimant sur cette déclaration  concordante du  PM avec le produit de résultats du conseil constitutionnel, il rassure il ne s’agit  en aucun cas d’un  déballage de  secret  ,le PM comme tous les Sénégalais  n’est impliqué ni de loin  de près dans le parrainage. Et sur un ton taquin se lâche-t-il, comme il est ‘’Mohamad’ ’peut être, nous ne devons pas douter de ses pouvoirs et prédispositions  de medium.

Aly Ngouille Ndiaye s’exprimait cet après-midi  dans les locaux du ministère de l’intérieur en marge de la restitution du CRD préparatoire du Maouloud et Ziara  de Thierno Seydou Nourou TAll et de Thierno Mountaga Tall. Ainsi pour cette 39eme édition tout est fin prêt pour un bon pèlerinage du 25 au 27 Janvier.

COLLE BAYO           

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