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Basket: l'international sénégalais Lamine Sambe dit tout...

  • Published in Palabres

En regroupement à Dakar, où il prépare le second tour des éliminatoires, zone Afrique, de l’édition 2019 de la Coupe du monde, Lamine Sambe a fait sensation de par la précision de ses lancées au dernier tournoi de Dakar. Sur la pointe de ses 1m 88, il imperturbable et donne du fil à tordre à ses vis à vis depuis son poste de prédilection (arrière). Agile de par ses 85 kg, il aplatit tout depuis son couloir. Il décroche royalement et sert copieusement ses partenaires. Tel un chat sans bruit ni cri, il fixe latéralement les limites à ne pas franchir. Ce qui fait de lui une pièce maîtresse sur laquelle le sénégal pourrait encore compter ....

Présentation

Je m'appelle Lamine Sambe. J'ai vingt-huit ans (28 ans ). Je suis basketteur professionnel depuis maintenant dix ans. Je suis international sénégalais et je joue dans un club français Rueil AC. Je joue pour le sénégal depuis deux ans.

Parcours sportif

J'ai commencé le basket à l'âge de six ans. Mes parents m'ont inscrit au basket. Ma mère est une ancienne basketteuse. Mon père est un sportif, féru du basket. Il est pour tout ce qui est attractif .C'est donc naturellement que je suis tombé dans le sport. J'y suis entré dès l'âge de six ans .Le chemin s'est construit tout seul. J'ai poursuivi les études, le basket à l'école. Puis, je suis passé dans un centre  de pre-formation, en d'espoirs, pour passer tous les caps, toutes sections confondues. Ensuite je suis entré à l'INSEPS qui est l’Institut français qui forme les meilleurs joueurs dans différentes catégories d'âge. De la bas, je suis parti à Cortez pendant cinq ans où j'ai fait toutes mes années de formation où j'ai également fait mes années d'aptitudes cadets , espoirs et remporté des titres, le championnat de France, la coupe de France et notamment le trophée du futur qu'on appelle coupe des espoirs. J'y ai fait mes premières années Pro A Et B avec AIFo. Etant passé à Pau je suis allé à AMSID puis Pro B à Paris ensuite Cognac, Evreu Pro B avant d'aller en nationale 1, à  REIMS ma maison. J’ai été deux fois champion d'Europe avec l'équipe de France U18, U20.

Qu'est-ce qui vous a motivé à pratiquer cette discipline ?

A un moment donné ce qui m'a inspiré, c'est l'amour que j'avais pour le basket parce que à l'époque, il n' y avait pas les moyens d'aujourd'hui , d'aller sur le net de visualiser et tout ensuite par rapport à l'amour que j'avais pour le jeu des grands noms du basket comme Kaserdings, Tonybrins qui se sont imposés comme les joueurs les plus grands au monde, des références qui m'ont inspiré, des joueurs à qui , je me suis identifié par rapport à l' amour qu'ils avaient pour  le jeu et  le travail, à l'aspect  psychologique.

Votre club ?

Ça se passe, très bien. Ça fait trois ans que je joue à Reims maintenant notamment  j'ai pu m'installer avec Maleye Ndoye qui est également le capitaine de l'équipe nationale. On jouait le tableau. On a perdu de peu cette saison en play off. ça se passe très bien.

L'équipe nationale ?

Comment ça s'est passé ? Bon moi j'avais commencé avant que le coach Addidas n'arrive. Mais au moment où il a repris l'équipe, il m'a appelé directement .Il m'a témoigné toute la confiance qu'il avait en moi .ça m'a fait énormément plaisir. Et ça m'a motivé deux fois plus pour pouvoir intégrer l'équipe nationale du sénégal.

Vous avez donc choisi votre pays d'origine ?

J'ai choisi mon pays d'origine  naturellement. C'est quelque chose qui me tenait à cœur depuis longtemps. Après, en France, on n’a pas la capacité ayant grandi là-bas d'avoir un contact  régulier aussi particulier avec le sénégal. Moi j'ai eu la chance d'avoir mes parents qui m'ont envoyé le plus souvent, passé mes vacances au sénégal donc, j'ai toujours eu cette habitude-là de me sentir sénégalais. Donc oui naturellement, j'ai choisi mon pays d'origine. C'est mon pays de cœur.

Comment ça se passe dans la tanière ?

Ça se passe très bien. Après mes premières sélections étaient un peu difficiles de parler un peu, au début c'était un peu difficile ... Mais après, j'étais très bien intégré par les joueurs, par cette équipe à un moment. Ensuite, ça a été facile.

Quel est votre secret pour les tirs à trois points parce qu'on voit nettement que vous excellez dans ce domaine ?

C'est le travail. A la base, je  ne suis pas  quelqu'un d'adroit naturellement. A un moment donné, je me suis dit que je ne voyais pas pourquoi les autres devaient être plus adroits que moi .J'ai passé des heures à m’exercer, à le faire des heures et des heures pendant des Inter-saisons, des entraînements avant, pendant et après. J'y travaillais avec mes coaches pour avoir des séances individuelles, tirer pour modifier éventuellement ma virtuelle de tir. Et après c'est des répétitions, des heures d’entraînement.

Le sénégal a fait carton plein trois matches, trois victoires, quelle analyse en faites-vous ?

C'est une satisfaction  d'avoir rempli  l'objectif de gagner ses trois matches à Dakar devant notre public et selon la capacité qu'on avait On avait laissé un match en phase aller quand on était allé contre la côte d'ivoire en Mozambique .On était assez revanchard et on voulait montrer à notre public. On voulait prouver à notre public, qu'on avait les capacités nous-mêmes d'atteindre les objectifs qu'on s'était fixés.

Le sénégal est entré dans un tournant décisif comment tirer son épingle du jeu face aux grosses cylindrées du continent ?

Comment on l'appréhende ? On compte d'abord sur nous. On a la possibilité, la potentialité de faire quelque chose de grand en Afrique mais tout passe par la rigueur et  par le travail continue. Je pense qu'on est sur la bonne voie et je suis sûr  qu'on est sur la bonne voie .notamment par le groupe de joueurs qu'on est  et par rapport à ce que le staff technique, le coach met sur place.

Comment on appréhende ça ?

On va continuer à travailler, à être sur la même lancée qu'on est pour pouvoir notamment atteindre les objectifs qui sont la qualification pour la coupe du monde.

Que donne l'œil technique de l'expatrié que vous êtes par rapport au basketball sénégalais ?

Le basket sénégalais, je connais un peu. Depuis que je suis venu au sénégal étant plus jeune en allant suivre les grands clubs comme Bopp pour aller joué, je connais un peu. Le basket sénégalais est entrain de progresser au fur et à mesure  des années. Je suis assez surpris  de la qualité, de la capacité des joueurs qu'ont les basketteurs sénégalais. Après ils ont un manque de chance, de visibilité. A un moment donné Après le truc est qu’ils ont  un manque de chance, de visibilité. Je pense à un moment donné, il faut continuer sur cette lancée. Les joueurs comme nous, Rane, Maley  comme Gorgui ou n'importe qui dans l'équipe qui joue à l'étranger, doit pouvoir aussi aider le basket sénégalais à se développer, à promouvoir le basket sénégalais. On sait aussi qu'on a de jeunes  talents et on en a assez pour en faire un vivier sportif.

Avec le manque criard d'infrastructures de plateaux techniques comment faire pour développer et améliorer les performances et aptitudes techniques des basketteurs sénégalais ?

Aujourd’hui, j'ai plein de projets dans ma tête .J'en parlerai le moment venu .J'ai l'intention d'aider le maximum possible le sénégal de par tout ce que j’ai, de par mes connaissances, par tout ce que j'ai vécu. Maintenant, j'ai la double culture .J'ai appris ce qui se passe au Sénégal, ce qui se passe en Europe. Donc je sais maintenant ce qu'il y a à prendre de bon partout. J'espère et je veux transmettre tout ce que je suis capable de faire en ma personne pour pouvoir aider le basket sénégalais à se développer.

Est-ce que vous avez reçu des propositions?

L'intersaison a été assez mouvementé c'est vrai. Il y a eu pas mal de propositions .De par mon choix, le bien que j'avais de rester dans mon club, j'ai décidé de rester dans le club où j'étais l'année dernière.

Vos ambitions ?

On voit de temps à autre quelques joueurs revenir au bercail pour investir particulièrement par rapport à leur discipline le basket, est ce qu'on peut s'attendre à ce que vous reveniez ultérieurement investir au sénégal?

Bien sûr. C'est des projets qui sont dans ma tête et dans ma volonté. Maintenant de comment je vais le faire pour l'instant je n’ai pas la réponse. En tout cas, je vais faire tout ce qui est possible pour investir dans mon pays le sénégal et aider le basket sénégalais à se développer, à se propulser au-devant de la scène.

Avenir professionnel ?

En ce moment, je suis coach aussi coach personnel de basketteurs en France. C'est pour ça que j'enchaîne directement, que j'entraîne des joueurs de haut niveau notamment des joueurs qui sont en équipe de France  des joueurs qui ont été draftés, des joueurs qui jouent en Pro. De par mon vécu ces joueurs me font confiance  pendant tous les étés. J'essaie de combiner les deux. Pour le moment ça marche plutôt pas mal .On continue à prier DIEU pour que ça marche comme ça. L'avenir se sera dans le coaching individuel à la fin de ma carrière.

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Mamadou.I.S.Niang et Mamadou Fall (Planète24.sn)

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Last modified ondimanche, 09 septembre 2018 15:14